dimanche 29 mars 2020

Il n'y a pas de hasard...

Il n'y a pas de hasard... 


... Si je n'ai pas écrit de billet sur ce blog, depuis le 22 décembre 2019. Et il n'y a pas de hasard si je rédige aujourd'hui un billet sur ce blog ;-) 

Il n'y a pas de hasard non plus à traverser cette crise sanitaire aujourd'hui, avec son lot de conséquences en nombre de domaines et pour tout le monde, aussi à l'échelle planétaire. 

Et si je vous écris aujourd'hui, je vous l'annonce d'ores et déjà, c'est dans la même dynamique que tous mes précédents posts : dans l'idée de vous rendre davantage acteur.trice au cœur d'une situation dans laquelle, communément, nous croyons, à tort, ne pas avoir d'autre choix que de subir. 

Aucune envie d'être moraliste, ni à votre égard, ni à mon égard. Je ressens juste l'envie de partager un sentiment qui mette davantage de paix et de joie pour toutes et tous, dans une situation inédite et tendue pour tout un chacun. J'ai plutôt envie de vous aider à transformer un quotidien qui peut-être vous pèse, vous contraint, vous restreint.

1. Définition


Je ne vais pas vous présenter le Covid-19, vous savez déjà ce que c'est, il me semble. En tout cas, médicalement et au niveau des conséquences de vie, aussi, au vue de ce que ce virus a engendré comme changements dans notre vie de tous les jours, en terme de travail, et en terme de sorties.

Mais j'aimerais vous proposer de revisiter sa définition, de façon plus philosophique, plus spirituelle, ou tout simplement plus humaniste.

Comme je vous le disais en préambule, il n'y a pas de hasard. Je ne vais pas rentrer dans des débats sans fins, évoquant notamment l'épuisement en tout point de la planète quant à notre envahissement, notre égoïsme et soif de pouvoir, d'étendue et de richesses dont nous ne pouvons pourtant prétendre la propriété ; ou encore en évoquant le juste retour des choses face à l'Homme qui, dépassant ses droits, mérite d'être pleinement remis à sa place. 

Cependant, je tiens à affirmer que, face à Covid-19, il n'y a pas de hasard. Il n'y a pas de hasard d'un point de vue planétaire, mais aussi d'un point de vue individuel.

Faisons donc le point ensemble.

2. Le temps 


La première chose que j'aimerais souligner, c'est ce temps dont nous disposons aujourd'hui. Enfermés, confinés dans nos maisons -du moins, pour ceux qui ont la chance d'en disposer-, nous nous retrouvons privé.e.s du monde extérieur et de notre rythme habituel. 

Ce "rythme habituel" se résume notamment avec le fait de se lever pour emmener les enfants à l'école, le fait de se lever pour aller étudier ou travailler, ainsi que réaliser nombre d'obligations qui composent notre quotidien, que ce soit en terme de vie familiale, de tâches domestiques, de vie sociale, de déplacements, ou encore de loisirs peut-être devenus, à un moment donné, des contraintes, et d'autres activités que je passe ou que j'oublie. 

Aujourd'hui, ce rythme est complètement rompu. Peut-être travaillez-vous depuis la maison, ou peut-être ne travaillez-vous plus du tout. Quoiqu'il en soit, les repères sont perturbés, le temps parait suspendu, tout se confond, dans un décor immobile.

Si certains corps de métiers souffrent de surpression par la situation actuelle, si certains corps de métiers restent indispensables pour la survie du pays, aussi bien d'un point de vue sanitaire qu'économique, et si une portion d'entre nous est encore sollicitée ou contrainte de poursuivre son activité professionnelle, eh bien d'autres disposent de la possibilité du télétravail ou d'un arrêt temporaire de travail. Et cc'est essentiellement à cette partie de la population que je m'adresse aujourd'hui, à travers ce confinement qui est, pour certains, perçu comme un emprisonnement.


Car, ce temps dont nous disposons aujourd'hui, n'était-ce pas ce temps qui nous manquait encore en début d'année ? N'était-ce pas ce temps derrière lequel nous courrions depuis ces derniers mois ? N'était-ce pas ce temps dont nous rêvions et dont nous souhaitions profiter pour prendre du temps pour soi, pour les nôtres, et pour avancer dans nos projets ?


Aujourd'hui, ce confinement, pour une partie d'entre nous, peut alors finalement être vécu comme l'opportunité de se poser et de se pauser. De prendre ce temps pour enfin réaliser des choses que nous mettions sans cesse de côté, ou à plus tard, car là n'était pas encore la priorité.

Quel est le gain de ruminer ? De se morfondre aujourd'hui quant à l'impossibilité de sortir à notre convenance, et de ne pas être en capacité de récupérer un rythme de vie tendu et soutenu dont nous nous plaignions pourtant au préalable ?

D'une part, cela ne changera en rien la situation dont nous n'avons pas le contrôle. D'autre part, vous allez vous épuiser, et lorsque cette parenthèse au cœur de notre existence se fermera, vous n'aurez plus assez d'énergie pour rebondir, et vous n'aurez plus assez d'énergie pour reprendre le cours de votre propre vie. Ainsi, vous vous infligez une double peine. Quel dommage ! Quel gâchis !

Je vous invite par conséquent à reconsidérer ce temps qui s'offre à une partie d'entre nous. Si vous n'apprenez pas à l'apprécier, sachez que d'autres personnes auraient aimé en bénéficier.

Ne gaspillez pas davantage une chance de vous réapproprier votre propre vie, mais saisissez-la !

3. Le retour à l'essentiel 


Autrement dit, ce temps dont nous disposons aujourd'hui nous oriente vers l'essentiel, que nous avions mis de côté trop souvent et trop longtemps, pour nombre d'entre nous.
Cet essentiel réside en un premier lieu à notre environnement quotidien, ce que nous devrions considérer comme notre antre ou lieu refuge : notre chez nous.

Lui que nous ne côtoyons que rarement ou ponctuellement au cours de la journée, selon nos activités ; lui que nous ne regardons ou considérons même parfois plus ; lui que nous ignorons alors qu'il tient une place essentielle dans nos vies, aussi peu de temps puissions-nous y passer !

Eh oui ! Rappelez-vous que le temps passé chez vous, c'est du temps initialement consacré à votre repos, à la recharge de vos ressources, à votre apaisement

Alors, et si nous en profitions pour se (re)centrer ? Et si nous nous reconnections à notre environnement ? Et si nous prenions enfin plaisir à être chez nous, dans notre coquille, dans notre cocon et considérer tout ce qu'il a à nous offrir ?
Voici une occupation possible lors de ce confinement : l'utilisation de ce temps pour améliorer notre ressenti à l'intérieur de chez nous, et nous rendre heureux de retrouver notre chez nous, d'être chez nous ; repenser son aménagement, ses couleurs, également réfléchir à son espace et son contenu peut-être devenu encombrant ? Et si vous y mettiez un peu plus de gaieté ? De douceur ? De chaleur ? De bienveillance ? Comment vous donner envie d'être chez vous, de rester chez vous et de vous procurer du bien rien qu'en étant chez vous ?

Et puis, en second lieu, il y a toutes ces autres activités que nous mettions de côté parce qu'elles n'étaient pas prioritaires à nos activités parallèles : les films, la lecture, la musique, le fitness, la méditation, l'apprentissage via les formations, les MOOC ou autres ressources mises à disposition en nombre sur la toile dans ce contexte unique.

Posez-vous la question : de quoi ai-je envie ? Comment puis-je m'épanouir ?  Qu'est-ce qui me plait ? Qu'est-ce que je voudrais découvrir ? Qu'est-ce que j'ai en tête depuis un bon moment mais que je n'ai pu approfondir par manque de temps ? Comment ai-je envie de me nourrir l'esprit ?

Et accordez-vous un temps. Ne serait-ce qu'une fois par jour. Je sais bien qu'il y a d'autres obligations. Malgré tout, considérez-vous vous-même un moment, d'autant plus au cœur de ce confinement. Les bonnes habitudes se prennent tôt ! En appliquant dès à présent ce nouveau réflexe aussi bien bénéfique pour soi et son bien-être que pour les personnes avec qui vous vivez, vous vous donnez la chance de l'apprécier et de le maintenir une fois la situation actuelle traversée.

Le changement, c'est maintenant. Seul.e vous pouvez l'introduire !

4. Le lâcher prise 


En effet, peut-être est-ce enfin là l'opportunité de revoir les priorités et la nécessité de certaines choses qui étaient en place dans notre quotidien. Quand nous avons la "tête dans le guidon", nous ne réfléchissons plus vraiment, nous sommes "dedans", et notre organisme se met en mode "habitudes" et automatique. Nous faisons sans plus vraiment savoir.

Alors, et si ce confinement pouvait se transformer en occasion de ne plus tout régler comme du papier à musique ? De laisser davantage de spontanéité et de naturel, dans notre vie ?

Pour celles et ceux qui ont des enfants, nous conformons souvent ces derniers dans un rythme qui nous convient surtout à nous, adultes, mais pas nécessairement à eux, enfnats. Je crois que si l'éducation passe par le savoir, la connaissance, l'expérience et la sagesse de l'adulte, elle passe aussi par un échange entre l'adulte et l'enfant. Ce dernier nous apprend énormément. Non pas nécessairement dans les règles de bonne conduite, par exemple, mais plutôt dans le fait de comprendre nos émotions, de se réconcilier avec soi, de lâcher prise sur des moments où nous nous révélons bien trop exigeants et en premier lieu avec nous-même.

Je vous l'ai dit : cette situation inédite que nous vivons toutes et tous ensemble est soumise à ses propres lois et modalités. Nous n'avons aucun contrôle sur elle, si ce n'est tenter de contribuer à sa non propagation en restant à la maison, comme on nous le demande.
Après tout, quiconque peut être infecté par le coronavirus : un homme, une femme, blanc ou noir, jeune ou moins jeune, en bonne ou mauvaise santé, français ou étranger.

Apprenons alors lâcher prise sur des exigences que nous nous imposons. Apprenons à vivre. Apprenons à observer le rythme de la vie en elle-même, et non de notre propre vie, trompée par la surcharge de contraintes dont elle était juste-là bâtie. Admirons le soleil se lever et se coucher. Apprécions les douches que nous prenons. Prenons soin de ce corps qui abrite notre âme et qui nous permet de réaliser tant et tant chaque jour ! Nous l'oublions. Nous l'oublions trop souvent. Parce que nous vivons dans l'obligation. Parce que nous vivons dans la contrainte. Alors nous imposons cette obligation et cette contrainte tout autour de nous. Et en l'imposant tout autour de nous, nous l'imposons également à ce même corps qui, pourtant, mérite d'être davantage considéré, et remercié.

Cessons le paraître, l'apparence et les normes. Expérimentons, plutôt. Ressentons. Soyons !

5. Et relions-nous


Enfin, j'aimerais terminer ce billet sur cette idée de lien, d'union. Si plus que jamais nous sommes éloigné.e.s du monde extérieur, de nos ami.e.s et de nos familles, nous avons la chance, aujourd'hui, de vivre avec une technologie particulièrement évoluée et développée, nous permettant de nous mettre régulièrement en relation avec une majeure partie de la population.

Prenons ce temps de pause pour appeler toutes celles et ceux à qui nous pensons régulièrement sans prendre le temps de prendre des nouvelles ;
Prenons ce temps de pause pour contacter celles et ceux pour qui nous nous inquiétons dans le contexte actuel ;
Prenons ce temps de pause pour nous retrouver à travers nos écrans partagés, partager un repas original par écrans interposés.

A vous de réveiller votre créativité pour vous satisfaire d'échanges porteurs, nourrissants et bienveillants avec le monde :-) 

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