vendredi 29 novembre 2019

Feedback #35 : la prise de décisions et l'affirmation de ses choix

La fin d'année ou comment se faire pousser des ailes...


C'est un peu ce que je me dis, avec l'ensemble des thématiques que nous avons abordées depuis la rentrée de septembre, non ? 

En effet, nous avons évoqué le sens de l'engagement, les bonnes résolutions, la façon dont se mettre en avant aussi en vue d'un changement professionnel, et aujourd'hui, je souhaite vous proposer une thématique qui rejoint toutes les précédentes, un peu comme "la cerise sur le gâteau" ou l'aboutissement des fondations essentielles et que vous avez appris à bâtir au préalable : la prise de décisions et l'affirmation de ses choix

Le lien ? 

Eh bien, le changement, la transformation, la métamorphose et surtout la transition que vous empruntez et que vous réalisez pour concrétiser des projets, voire des attentes que vous avez en tête depuis peut-être longtemps, et que 2020 va vous permettre de mettre en place officiellement.

Cette thématique me parait indispensable à traiter tout simplement parce que la vie est faite de nombreuses orientations possibles, de tout un panel d'alternatives, d'incertitude, de doutes et donc de questionnements

Qu'il soit question de la vie personnelle, professionnelle ou relationnelle, nous vivons toutes et tous ces périodes au moins une fois dans notre vie, et au maximum... Un nombre incalculable de fois !  ;-)

En vous présentant cette thématique, l'idée principale est de vous donner des clefs qui vont vous permettre d'avancer plus vite, plus efficacement et plus sereinement lorsque ces phases se manifestent. Car, en soi, ces phases sont ultra bénéfiques ! Ce sont elles qui vous amènent à remettre en question ce qui vous convient et ce qui ne vous convient pas, pour avancer, pas à pas, vers une vie et une personne que vous désirez avoir, vivre et/ou être.

Or, bien évidemment, tout n'est pas si facile à mettre en place...D'ailleurs, si les choses étaient aussi simples, je n'aurais pas à vous présenter cette chronique, n'est-il pas ? ;-) Reprenons alors dans l'ordre...


1. Prendre des décisions


... J'ai envie de dire que tout commence par là. Ou pas !

Je m'explique : lorsque l'on doit prendre une décision, c'est qu'à un moment donné, il y a eu prise de conscience et/ou réflexion sur un sujet précis, une situation particulière qui nous turlupinait

Si j'en arrive à prendre une décision, ou autrement dit à faire un choix, à un moment donné, c'est que je souhaite donner un nouvel élan à ladite situation, que ce soit pour changer complètement son orientation ou l'accompagner au mieux, peu importe. Quoiqu'il en soit, je reconsidère ce que je suis en train de traverser pour tendre vers quelque chose de positif, de serein et qui me correspond pleinement, ou du moins, autant que possible.

Nous pouvons alors parler de courage, voire même d'audace, lorsque nous vivons ces périodes quelque peu difficiles, compliquées, délicates. Parce que, prendre une décision, vous l'aurez donc compris, c'est admettre qu'il faille bouger, sortir de sa propre zone de confort et transformer. En cela, le fait de réaliser qu'il y a nécessité de prendre une décision pour amener le changement est un sacré pas en avant ! C'est le point de départ indispensable à toute transformation.

Il peut être question de mettre fin à une relation toxique, de quitter son travail, d'entreprendre un accompagnement en médecine alternative, de consulter un docteur, de créer son propre foyer ou non, de demander sa moitié en mariage, de divorcer, de déménager, de changer son alimentation, de se mettre au sport, de créer son entreprise, d'entrer en formation, de partir à l'étranger...

Ainsi :

- L'organisation des vacances va me permettre de préparer mon besoin de repos, mon besoin de dépaysement pour me couper de mon quotidien

- Quitter mon travail va me permettre de ne plus être en situation de souffrance et de ne plus me mettre ainsi en danger à cause d'un éventuel burn out qui pourrait survenir ; cela va me permettre de me retrouver, de me reconnecter à mes valeurs et à l'image que j'ai de la vie professionnelle ;

- Fonder un foyer va me permettre de me consacrer à un enfant dont je souhaite apporter telle ou telle éducation, croyance, valeurs etc ; 

- Déménager va me permettre de ne plus souffrir de la distance avec ma famille, ou de prendre un nouveau départ

- Me mettre au sport va me permettre de prendre soin de moi et de me remettre en forme, je me considère alors davantage.

Vous l'aurez bien compris ! Quelle que soit la décision prise ou à prendre, et quelle que soit l'ampleur de sa dimension, elle n'en reste pas moins importante à prendre en considération puisqu'elle nous amène au changement, à mettre en place quelque chose qui nous permettra de palier un manquement voire un dysfonctionnement.

Nous sommes ainsi immergé.e.s dans une période de transition, qui demande à regarder une réalité qui est nôtre mais qui ne correspond plus ni à nos attentes ni à nos besoins, et qui, pour notre propre bien, se doit d'évoluer. C'est pourquoi une fois l'évaluation réalisée de la situation suite à une prise de conscience ou une réflexion quelconque, nous sommes confronté.e.s au choix et par conséquent... au(x) doute(s) !

Car qu'est-ce qui caractérise précisément la prise de décision ? Le fait de faire un choix entre telle situation ou telle autre, entre tel changement et tel autrement, entre telle conséquence et telle autre. Mais quelle est la meilleure décision ? Quelle est la solution la plus juste pour soi ? Comment être certain.e de ne pas se tromper ? 

D'ailleurs, quand il y a cette réflexion pour prendre une décision quelconque, ressort cette notion de confiance, de foi en l'avenir, en l'inconnu. Quelque part, c'est comme si nous misions, comme si nous pariions sur l'avenir, en croisant les doigts pour ne pas se tromper. 

Revenons alors sur cette interprétation : se tromper. Faire des erreurs. Afin de prendre une décision dans les meilleures conditions possibles, il est indispensable de reconsidérer la représentation du résultat escompté et celle du résultat réellement obtenu.
Dans la vie, les faux pas, les erreurs, les échecs n'existent pas. Tout n'est qu'apprentissage. Pour parvenir à se l'ancrer en nous, je vous invite grandement à constamment revenir sur les moments où vous avez pris de grandes décisions. 

Réintroduisez-vous dans le contexte, revivez les échanges, les pensées, les ressentis, les impressions du moment. Lorsque vous avez pris telle ou telle décision, il y avait un contexte, un état d'esprit, des sensations aussi qui vous ont fait agir au plus juste en fonction de ce que vous attendiez, de ce dont vous aviez besoin et de ce que vous jugiez le mieux à ce moment-là

En quoi pouvez-vous vous blâmer en cela ? De ne pas connaître l'avenir ? De ne pas disposer des tenants et des aboutissants qui en résulteront ? Pardonnez-moi, vous n'êtes que des êtres humains et non divins. C'est ce qui nous permet d'expérimenter ici-bas

Alors, lorsque vous vous trouvez dans une situation où vous devez agir et prendre une décision, demandez-vous dans quelle direction vous souhaitez aller. Visualisez les chemins qui se présentent à vous. Et sachez écouter, vous fier à votre intuition, à votre ressenti. Vous pouvez réaliser une liste de pour et de contre, si cela peut vous rassurer. Mais de toutes façons, vous n'aurez jamais la certitude de faire le bon choix au moment où vous le réalisez. Vous pouvez seulement être sûr.e que vous choisissez l'option la plus appropriée selon vous, à ce moment précis

Et en abandonnant cette représentation de l'échec, du faux pas, de l'erreur, vous vous laissez l'opportunité d'éventuellement rectifier le tir en cas de besoin. Alors, bien évidemment, je vous l'accorde, selon la situation, vous ne pouvez pas revenir en arrière, comme en quittant un emploi par exemple. Mais en même temps, serait-ce une bonne option, si celle-ci était réalisable ? Parce qu'après tout, si à un moment donné vous vous êtes interrogé.e sur la viabilité de votre présence à ce poste précisément, c'est que vous n'en êtes pas totalement convaincue

2. Faire un choix 


Ce qui nous amène alors à trancher. Alors, certainement, vous demandez-vous comment parvenir à trancher de façon nette et définitive, sans tergiverser dans tous les sens ? 

Nous l'avons dit précédemment : en réalisant une liste de pour et de contre, par exemple.
Mais il n'y a pas que cela : vous pouvez user de la posture neutre d'un juge, par le biais de la visualisation.
Ou encore en effectuant le "Je" de la chaise, ou en vous adressant à vous-même en tant que meilleur.e ami.e.
Nous les avons abordés à plusieurs reprises lors de différentes chroniques, je vous conseille d'y jeter un œil. 

L'objectif de chacun de ces exercices, c'est de pratiquer la bienveillance, la neutralité et l'impartialité, de la même façon dont vous en feriez preuve avec autrui. Car nous le savons toutes et tous très bien : nous sommes notre pire ennemi.e. Durs dans l'exigence et le jugement que nous portons à notre propre égard. Je vous invite alors à vous reconsidérer, dans le but de vous amener à réaliser des choix qui vous serviront plutôt que vous porter préjudice. 


3. Affirmer ses choix


Une fois que les choix sont faits, la dernière étape - et pas des moindres ! - est de les affirmer. De tenir bon, envers soi mais aussi envers les autres.

Envers ceux qui ne vous comprendront pas, ceux qui vont vous jalouser, ceux qui vont vous critiquer, ceux qui ne croient pas en vous, ceux qui ne préfèrent pas vous comprendre... Et ceux qui vous soutiendront.

Nous l'avons vu précédemment : faire un choix, c'est accepter l'éventualité d'apprendre et de progresser plutôt que s'épanouir. C'est accepter la remise en question de soi, de son environnement, de la situation traversée. C'est aussi accepter de lâcher prise, de donner le meilleur et de voir ce qu'il en adviendra, s'en remettre à notre intuition, ce qui nous parait bon pour nous.

Faire des choix, c'est se poser les bonnes questions et se placer au centre de ces questions. Car tout part de soi, en priorité.

Pour tenir ses choix, tenir ses engagements, il est indispensable de se rappeler les raisons qui nous ont poussé à les réaliser. Et de fixer les objectifs en vue de leur accomplissement.

Pour rester le ou la plus droit.e possible, et poursuivre votre avancée devant vous, pour ne pas se laisser envahir par le pédalo intérieur avec toutes les ruminations possibles et imaginables quant aux multitudes de questionnements et de doutes que l'on peut avoir au cours de n'importe quel moment critique de notre vie, imposez-vous constamment une date butoir pour faire votre choix, puis ne revenez plus dessus. Une fois que l'échéance est passée et que vous avez fait votre choix, soyez convaincu.e que c'est la meilleure décision que vous avez prise en fonction de ce dont vous étiez en possession à ce moment-là, précisément.

A vous désormais de choisir : avancer ou tâtonner ?


4. Pour conclure


Je dirais que :

- Prendre des décisions, c'est avancer, se donner la possibilité, s'offrir des opportunités, évoluer ;

- Faire des choix, c'est miser sur ce qui nous porte, et ne pas laisser de place à la culpabilité ;

- Et tenir ses choix, c'est déterminer ce que nous souhaitons être, avoir et/ou vivre, s'affirmer et tendre vers quelque chose qui nous épanouit.

Qu'avez-vous le plus à perdre ?

"Mieux vaut avoir des regrets plutôt que des remords"

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