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mercredi 20 juin 2018

Feedback #25 : la gestion des émotions

Les émotions. Un bien vaste sujet qui, d'ailleurs, bien souvent, fait peur. Pourquoi ? Parce qu'à travers elles, on entend surtout : colère, peur, tristesse. Et que derrière chacune d'elles, se traduit généralement l'impulsivité, le repli, la dépression. Bref. Les émotions prennent une dimension particulièrement frustrante, noire et excessive lorsque nous en parlons.

Alors, et si nous pouvions les contrôler : ne deviendrions-nous pas les maîtres du monde ? Et enfin maîtres de nous-même ? Imperturbables, imperméables...

Mais quelle idée que se déshumaniser

D'ailleurs, quelle illusion ! Ce serait un peu comme vous affirmer qu'il est possible d'exterminer toute notion de stress dans votre vie : que nenni !  
Tout simplement parce qu'il y a ce que vous vivez vous-même dans cette notion de stress, mais aussi tous ces paramètres extérieurs à vous, et périphériques liés à votre environnement dont vous paraissez tributaires puisque vous n'en êtes pas entièrement responsables...

Eh bien, c'est la même chose avec les émotions :-)

Par conséquent, avant de comprendre en quoi il est davantage judicieux d'apprendre à gérer ses émotions plutôt que les contrôler, l'objectif principal de notre Challenge Bien-Être de ce mois-ci, définissons ce que sont les émotions

1. Définition


Parler des émotions, c'est avant tout savoir les identifier. Il existe un test pour détecter si nous faisons partie de la catégorie de ceux qui souffrent de ce que l'on appelle l' "alexithymie". 

Mais qu'est-ce que cette chose, me demanderez-vous ? 

C'est l'incapacité d'une personne à différencier les émotions comme la colère, la tristesse et la peur, par exemple. 

D'ailleurs, connaissez-vous les 4 émotions principales que nous rencontrons dans le quotidien ?

 - La joie
 - La peur
 - La colère
 - Et la tristesse

Ce test, hormis le fait de diagnostiquer une éventuelle alexithymie qui touche un peu plus d'une personne sur dix, permet aussi de faire le point sur notre facilité ou difficulté à verbaliser nos émotions, et sur notre facilité et difficulté à comprendre nos émotions et leurs origines

Entendez bien que chacune de nos émotions résultent d'une résonance intérieure, liée à notre histoire, à notre vécu, à nos expériences et à nos croyances.

2. Se réconcilier avec nos émotions


Quand nous parlons émotions, nous avons tendance à les stigmatiser, et nous oublions combien elles sont pourtant essentielles à notre équilibre. Rappelons donc l'utilité de chacune d'elles

 - La joie permet de se montrer davantage curieux, ouvert, et amène également plus facilement à l'atteinte des objectifs initialement fixés car elle nous met en confiance

Exemple : mon rêve depuis toute petite était de faire un safari, je réalise mon rêve, je me sens heureuse, à l'affût de chacune des aventures qui m'attend, des animaux qui m'entourent, des paysages etc


 - La peur, de par le temps de paralysie relativement court, permet à l'individu de choisir la réaction la plus appropriée à la situation

Exemple : un lion, dans ce safari, s'approche de moi alors que je ne suis pas en condition de sécurité, le sentiment de peur me permettra de courir le plus vite possible pour tenter de lui échapper

 - La colère  active de l'énergie pour nous aider à mieux nous défendre

Exemple : en cas d'attaque, si le lion me rattrape, la colère va me donner toute la force dont j'aurais besoin pour me battre contre lui


 - Et enfin, la tristesse, permet un véritable retour sur soi, dans le but de mieux mesurer les conséquences de ladite situation. Elle permet la réflexion, d'évacuer la pression et de passer à autre chose

Exemple : quittons la situation du safari, et parlons du deuil qui nous permet, une fois surmonté, de savourer la vie, la présence qui ce(ux) qui -à la base- nous manque(nt)


3. La manifestation des émotions négatives 


Pour répondre à ces émotions, nous développons divers états

 - L'état de fuite, correspondant à la peur, dans toutes ses nuances : crainte, angoisse, inquiétude, affolement, panique. Il exprime le besoin de sécurité et de liberté

 - L'état de lutte, correspondant à la colère, dans toutes ses nuances : agacement, énervement, contrariété, indignation, frustration. Et il exprime le besoin de reconnaissance

 - L'état de repli, correspondant à la tristesse, dans toutes ses nuances également : lassitude, démotivation, abattement, découragement. Il exprime le besoin de sens et de cohérence

Chacun de ses états traduit également de bonnes facultés plutôt positives

 - La capacité à trouver des alternatives pour l'état de fuite 

 - La prise de décision pour l'état de lutte, la capacité à faire avancer les projets  

 - La capacité d'analyse et le sens de l'intuition pour les personnes en état de repli

4. L'importance du non-excès 


Ce qui va commencer à poser problème, c'est lorsque les émotions initiales s'expriment dans l'excès
Peuvent alors en découler de l'anxiété voire du stress, des phobies, la dépression...

Par exemple, la peur de la foule dont le nom est "l'agoraphobie". Cette peur, excessive, porte préjudice dans l'équilibre de mon quotidien, m'empêchant de sortir, provoquant des symptômes aussi bien physiques, comme des nausées, des bouffées de chaleur, que des symptômes psychiques tels que des pensées négatives, la dévalorisation de soi, le repli. 

De la même manière que prendre la parole en public, et bien d'autres situations.

Il est donc important d'apprendre à équilibrer, à nuancer nos émotions afin qu'elles ne débordent pas, ni dans un sens, ni dans l'autre. 

5. Réaliser un état des lieux


Pour y parvenir, rien de mieux que de réaliser ce que l'on appelle un "état des lieux" des situations déplaisantes et défavorables à l'équilibre émotionnel

La base de ce travail s'effectue sur un tableau de croyances, utilisé en PNL. L'idée principale est d'appliquer l'intelligence émotionnelle en décortiquant une situation constituée de croyances initiales et renforcées par des comportements qui en découlent, en vue d'en prendre conscience et de les transformer.

Gardons en mémoire que les émotions sont des réactions à des stimuli que sont les situations traversées ! Une émotion qui engendre du stress n'existe pas dans le but de vous porter préjudice ni de vous mettre en porte-à-faux, mais bien de vous protéger d'une situation que l'inconscient juge à risque et dangereuse, bien souvent suite à une mauvaise expérience passée...

6. Techniques & astuces 


- Pour commencer, apprenez à respirer ! Prenez une longue inspiration par le nez, bloquez quelques secondes (entre 3 et 5 secondes), puis relâchez le plus longuement possible. A réitérer plusieurs fois de suite pour amener calme et apaisement, aussi bien physiquement que mentalement

- Bougez ! Allez marcher, courir, faire du vélo, bref : prenez l'air

- Pratiquez l'autosuggestion, en vous parlant comme vous parleriez à votre meilleur(e) ami(e). 

- Ce qui ramène à : pensez positif en inversant la vapeur ! Ainsi, on évite la politique de la fatalité comme l'évoque l'expression "les carottes sont cuites". Votre unique destinée est celle que vous vous créez !

- Exercez ce que l'on appelle en PNL la visualisation de confort : projetez-vous dans ce que l'on appelle un "lieu de refuge", un lieu qui vous rassure, soit réel donc provenant d'un souvenir, soit fictif provenant alors de votre imagination

- Exercez ce que l'on appelle en PNL la visualisation de préparation mentale : projetez-vous dans la scène que vous appréhendez, en l'imaginant dans les moindres détails et en anticipant uniquement des états et sentiments positifs pour ne plus laisser aucune place aux autres états et sentiments qui initialement vous posent problème

- Découvrez la pratique de l'EFT qui est reconnue pour canaliser les pulsions et les phobies en se focalisant sur ce qui pose problème afin d'amener la suggestion par l'affirmation de la résolution de ce problème

- Intéressez-vous aux nombreuses fleurs de Bach qui peuvent vous accompagner dans votre démarche ! 
Pour tous nos lycéens et autres bacheliers, vous pouvez utiliser la fleur de Larch, pour se montrer davantage confiant face à une situation, Rescue ou Mimulus, pour la gestion du trac, Gentiane pour la persévérance, ou encore Clématis et White Chestnut pour rester concentré(e).

- Organisez-vous en conséquence : anticipez autant que vous le pouvez votre emploi du temps, prévoyez ce que j'appelle des "coussins moelleux" pour anticiper les éventuels retard de soi-même mais aussi des autres ^^ Aménagez des temps pause et ressource pour vous-même.

Bien évidemment, ces quelques techniques et astuces ne sont qu'une liste non exhaustive de ce que vous pouvez mettre en place afin de gérer au mieux vos émotions

A celle-ci, prenez l'habitude d'accueillir les situations telles qu'elles viennent plutôt que de vous montrer constamment insatisfait(e) en les revisitant avec des "et si". 

Relevez chaque jour trois éléments positifs de la journée car "si chaque journée n'est peut-être pas réussie, il y a toujours quelque chose de réussit dans chaque journée" ;-) 

Et je terminerai par une phrase sur laquelle je suis tombée récemment et que je trouve plutôt en adéquation avec ma philosophie : 

"L'avenir appartient à ceux qui se coachent tôt !"

Challenge de l'été ! La gestion de ses émotions

En ce mois de juin, 


Je suis ravie de vous retrouver. Et c'est d'ailleurs avec enthousiasme et plaisir que je vous propose un Challenge Bien-Être de taille et indispensable dans la vie de tous les jours : la gestion des émotions

Le quotidien regorge d'expériences, de rencontres, de nouveautés, de rituels et d'événements qu'il nous faut apprivoiser

Parfois, ce sont des situations positives qui engendrent des émotions positives telles que la joie, le plaisir, l'excitation. Mais il y a aussi d'autres situations qui peuvent engendrer davantage d'émotions négatives, telles que la colère, la peur, la tristesse. Ce sont ces émotions-là qui sont primordiales à gérer, afin de ne pas en pâtir, de ne pas les subir. 

Voilà donc le challenge de ce mois-ci, correspondant au challenge de l'été : 




Rendez-vous d'ici peu pour des techniques et autres astuces amenant la gestion de vos émotions

Restez connecté.e.s !

dimanche 20 novembre 2016

Feedback #11 : Le courage de tenir bon dans ses objectifs

La semaine dernière,


Pour ce nouveau Challenge Bien-Être, je vous parlais du courage à garder face à l'adversité qui peut se présenter devant soi, de façon plus ou moins récurrente, pour tel ou tel domaine de vie.

Alors, pour commencer, qu'est-ce que l'adversité ? 


Henri Ford en avait trouvé un résumé assez éloquent et clairement réaliste en la définissant d'obstacles, résumé devenu, aujourd'hui, cette célèbre citation : "Les obstacles sont ces choses affreuses qui apparaissent quand vous perdez de vue votre objectif".
L'adversité (qui sous-entend le combat, l'affrontement) se présente lorsque nous entamons d'ores et déjà la voie d'une nouveauté, d'un changement qui accompagne notre évolution personnelle dans notre vie. On l'appelle alors adversité car elle vient contrarier nos plans, nos idées, mais aussi nos idéaux. Elle s'impose dans cette voie du changement par les doutes, les remises en question, les incertitudes, les inquiétudes, la peur, et le découragement, aussi, qu'elle installe et qu'il est nécessaire d'affronter, de combattre, pour continuer à avancer et nous rendre là où nous avons décidé d'aller. C'est ainsi que nous affirmons ce qui est bon pour nous et que nous le persévérons dans sa mise en place !

Révéler la véritable personne que nous sommes, se sentir en adéquation avec son Être Intérieur, et affirmer les choix qui en découlent est loin d'être simple dans cette société de conditionnements, dans laquelle il vaut soi-disant mieux rentrer dans les cases pré-établies, plutôt que prouver l'unicité de chaque être la composant. On se sent alors testé.e dans sa conviction et dans son ambition à s'affirmer malgré tout. Ce test, c'est cette adversité qui existe simplement pour vérifier notre ténacité dans l'engagement que nous avons pris avec nous-même.

Pourquoi l'aborder maintenant ? 

En plein mois de novembre ? 
Plus que quelques semaines avant de recommencer une toute nouvelle année, avec tout son potentiel, ses possibles, ses envies, ses projets, ses bonnes résolutions. Plus que quelques semaines pour distribuer de nouveau toute son énergie à construire, à porter des envies afin qu'elles deviennent réalité, et de faire de cette année LA différence. Quelle ambition ! Quel élan nous donne ce début de nouvelle année qui arrive !
 
Or avant qu'elle n'arrive, il y a déjà toute cette fin d'année à aborder. Cette fin d'année, cette période de bilan, de remises en question sur les derniers mois écoulés, cette focalisation sur les "ratés"...Cette période chargée en morosité, souvent difficile et pesante à vivre, parce que nous sommes fatigué.e de l'énergie mise en place depuis le début de l'année, qu'il a fallu entretenir et déployer tout autour de soi pour accomplir des projets qui nous tiennent à cœur et qui nous ont donc confronté à l'adversité, puisque cette dernière a pour rôle de nous pousser à persévérer et à tout investir pour ce que l'on pense être juste pour soi, afin que l'on puisse se sentir fier.ière et satisfait.e dans nos actions.
En cette période de fin d'année, on se sent d'autant plus essoufflé.e, et on a tendance à davantage "lâcher", après s'être appliqué.e à tenir bon jusque-là. On s'octroie le droit de moins résister et d'abandonner, finalement, des choses qui comptent pourtant... Et, advienne que pourra !
Sans oublier cette lourdeur supplémentaire du retour de l'hiver avec tout ce symbolisme déjà évoqué au cours d'un précédent article, tel que la fin des choses, le raccourcissement de la lumière, le prolongement de l'obscurité, la solitude de chacun enfermé au chaud dans son chez soi, mais aussi dans sa tête avec ses éventuels soucis...

C'est pourquoi à mon sens, cette période est d'autant plus idéale pour aborder ce thème ! L'adversité, vous l'aurez compris, est indispensable dans notre quotidien pour nous pousser à donner le meilleur de nous-même et à vérifier que la voie dans laquelle nous nous aventurons nous convient bel et bien. Mais elle use, d'autant plus après ces longs mois déjà passés à combattre. 

Je tenais donc à vous encourager, à vous (re)motiver pour continuer dans la même lancée que celle que vous avez pris l'habitude d'entamer chaque nouvelle année, en plus d'une cure de magnésium ^^

Comment lutter contre elle ? 


J'ai deux citations à partager avec vous : 

"Si tu doutes de tes pouvoirs, tu donnes du pouvoir à tes doutes"

"Les batailles de la vie ne sont pas gagnées par les plus forts ni par les plus rapides, seulement par ceux qui n'abandonnent jamais"

Ce qui vous permet de ne pas abandonner, c'est de garder en tête votre objectif. Commencez par inscrire cet objectif sur un papier, puis accrochez-le dans un endroit où vous vous trouvez souvent (au-dessous de votre ordinateur, sur la porte de vos toilettes, sur le frigo, comme marque-page dans votre livre en cours...), afin de vous rappeler le plus souvent possible de ce sur quoi vous êtes en train d'évoluer
Aussi, quand vous vous sentez testé.e dans la vie, instaurez un dialogue interne porteur dans ce que vous travaillez pour votre bien-être. Posez-vous les bonnes questions, afin de rétablir l'ordre dans vos pensées et éviter de donner du poids à l'adversité : 

- "Qu'est-ce qui m'a amené.e à vivre ces événements comme une adversité ?"
- "Pourquoi se présente-t-elle à moi, aujourd'hui ?" / "Quelles sont les raisons de son existence dans ma vie ?"
- "Est-ce porteur pour moi, mon évolution et l'objectif que je souhaite atteindre ?"
- "Comment puis-je en faire profiter mon ascension vers mon objectif ?"

Ensuite, vérifiez votre envie à atteindre l'objectif que vous vous êtes fixé.e en amont et que l'adversité semble vouloir vous voir tester
Vous pouvez, pour se faire, utiliser ce que j'appelle le Tableau des Faits.

Exercice pratique : 


Inscrivez, dans un cahier consacré à cet effet, sur le haut de la page, en gros et en rouge, l'objectif que vous vous fixez.
Juste en-dessous, dessiner deux flèches, l'une allant à gauche et la seconde à droite.
Puis, lister, de façon non exhaustive et encore moins organisée, sous forme d'idées, d'abord sur le côté gauche tout ce qui pourrait se passer si vous abandonnez cet objectif, et sur le côté droit, en dessous de la flèche, tout ce qui pourrait se passer si vous atteignez votre objectif, que ce soit dans votre quotidien, dans votre perception de vous-même, dans vos relations avec votre entourage, dans votre manière d'être, bref, toutes les incidences qui pourraient découler à la fois dans une situation d'abandon et dans une situation de persévérance.
De là, relire à haute voix l'ensemble de vos idées, en stabilotant celles qui vous semblent les plus importantes

Cet exercice du remplissage du Tableau des Faits a pour ambition de vous rappeler l'élan premier de ce choix que vous avez réalisé pour concrétiser un changement qui vous est forcément bénéfique (sinon vous n'en seriez pas à faire ce tableau aujourd'hui), renforcer votre conviction et votre envie de l'atteindre, et vous dynamiser pour mettre en place ce qui est indispensable pour sa réalisation

C'est à vous ! 


Maintenant que vous avez quelques pistes pour tâcher de rester actif.ve dans ce que vous entreprenez, sans céder aux tests de la vie quotidienne qui n'existent que pour s'assurer que vous restez conscient.e de ce que vous êtes en train de transformer, terminez cette année en beauté ! Et affirmez-vous dans la créativité de votre vie :

Seul.e VOUS pouvez agir dessus... ;-)