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jeudi 17 janvier 2019

Challenge #29 : Appliquer la loi d'attraction

Bonne année à vous toutes et tous ! 


Bien entendu, je vous souhaite amour, joie, douceur, rires, bon temps, sérénité, santé et prospérité pour cette nouvelle aventure qui démarre avec l'installation de 2019 dans nos vies. 

Cependant, je tiens à vous souhaiter également force, courage, et persévérance face à l'adversité. Car en douze mois, forcément, vous allez y être confronté-e. 
Je vous souhaite de croire en vous, et en vos projets, comme vous soutiendriez un ou une ami-e. 

Aussi ! Le début d'année marque souvent la décision de bonnes résolutions à tenir pour l'ensemble de l'année, je vous encourage vivement à vous poser ces deux prochaines questions

- Est-ce que vos résolutions vous plaisent à VOUS ? 

L'idée n'est absolument pas que ces résolutions soient "conformes" aux attentes de la société, de votre hiérarchie, de vos ami-e-s ou de votre famille, mais bien qu'elles vous satisfassent VOUS et uniquement vous. Qu'elles vous parlent, qu'elles vous stimulent, qu'elles vous donnent envie de vous donner les moyens d'y arriver et d'avancer. Que vous en tiriez satisfaction, aussi bien en les atteignant qu'en empruntant le chemin qui vous conduit à cet accomplissement

- La seconde question est de vous demander si ces résolutions répondent à la méthode SMART (Objectifs Spécifiques, Mesurables, Atteignables-Accessibles, Réalistes et Temporellement définis).

N'hésitez pas à consulter le replay de la chronique du mois dernier, dans laquelle nous approfondissons davantage comment déterminer un objectif avec la méthode SMART. Vous pouvez également la retrouver dans ce blog. 

Alors, pour ce qui est du premier challenge de l'année, justement, puisque nous parlons d'objectifs à tenir sur l'ensemble de l'année, je vous invite à adopter un (peut-être nouveau !) mode de pensée basé sur la loi d'attraction

Mais avant d'aller plus loin, reprenons un peu ce qu'est la loi d'attraction à proprement parler... 


Quand on en parle, au cœur des sciences, ce sont les aimants qui s'attirent ou se repoussent selon leur polarité. Eh bien si cette loi s'expérimente dans les sciences, elle s'expérimente également dans "l'aura", dans nos propres énergies dont nous sommes composés et que nous dégageons, nous attirant à soi ce que nous sommes, ce qui nous ressemble et cela se passe notamment à travers la somme de nos pensées :

"Tel l'homme pense en son cœur tel il est, car puisqu'il est la somme totale de ses pensées, la vie d'un homme est ce que ses pensées la font" Joseph Murphy


Ainsi, nous allons nous attirer les émotions qui correspondent à notre état d'esprit

- J'ai reçu une bonne nouvelle, je me sens comme sur un nuage, je me sens joyeux-se, alors je m'attire des personnes joyeuses parce que je fais des sourires à tout-va et qu'on le rend généralement bien, et tout ce que je vivrai dans ma journée me paraîtra agréable et positif. Je serai en capacité d'accueillir positivement les événements qui composeront ma journée

- Si par contre je me sens englué-e dans un problème spécifique, que je suis contrariée, que je traverse une période difficile dans ma vie, l'émotion principale qui en ressort est la peur. Et celle-ci attirera davantage de complications, tout me semblera plus lourd, plus difficile, et je me sentirai facilement fatigué-e voire anéanti-e. Les événements de la journée me seront compliqués à surmonter, et je ne les accueillerai pas positivement.

Vous pouvez mener l'expérience vous-même : promenez-vous dans la rue, la tête droite, regardez autour de vous, souriez aux gens que vous croisez, dites-leur "bonjour", regardez les gens dans les yeux lorsque vous les croisez, et observez. Quel en sera le retour ? Hormis passer pour un ou une farfelu-e pour quelques-uns, vous aurez souvent des retours de sourire, de "bonjour" aimable. Si vous vous arrêtez boire un café, certainement vous abordera-t-on plus facilement.
Au contraire maintenant, gardez le visage fermé, froncez les sourcils, la mâchoire serrée, ne dites pas un mot en entrant dans un magasin ou une librairie. Quel en sera le retour ? Pour le savoir si vous ne l'expérimentez pas, posez-vous donc la question de ce que vous penseriez d'une telle personne que vous croiseriez ? "Oh bin dis donc, celui-là n'a pas l'air commode, il s'est levé du pied gauche ou quoi ?" et vous allez vous-même adopter cette attitude totalement fermé et réfractaire à l'autre

Aussi, rien que les émotions sont contagieuses ! Le rire est contagieux comme les pleurs le sont aussi. Voyez tout cet effet boule de neige tout autour de vous !

Alors pour résumer, retenez essentiellement ceci : la vie, et vos journées, est composée de 10% de ce qui vous arrive. Les autres 90%, ce ne sont ni plus ni moins que ce que vous en faites. Et le reste, c'est la loi d'attraction. C'est-à-dire que vous vous attirez ce pour quoi vous tendez d'un point de vue énergétique et mental.

Car il est important de savoir -ou de rappeler- que ces fameux autres 90% ont un impact aussi bien sur votre environnement, que sur votre propre corps ! C'est ce que l'on appelle les "symptômes somatiques". 

Ainsi, les effets de la pensée positive et des émotions positives, comme lorsque nous sommes joyeux, légers, que nous avons du plaisir dans ce que nous faisons, mangeons ou tout simplement lorsque nous nous sentons bien, notre cerveau libère deux substances : la sérotonine et la dopamine, également appelées hormones du bonheur.

Et, à l'instar des conséquences concrètes sur notre corps via les pensées et émotions positives, les pensées et les émotions négatives ont aussi un impact concret sur lui. Il n'est, en effet, vraiment pas rare, bien au contraire même !, d'établir un lien entre les états émotionnels dus à des situations particulières traversées, et le corps.

Pour ne donner que quelques exemples, des tensions comme une douleur dans le cou peut indiquer l'incapacité à appréhender différentes perspectives ; une douleur aux hanches traduit souvent un sentiment de peur qui nous envahit. 
Concernant le dos, si les douleurs sont localisées au niveau supérieur, elles sont liées au désamour ; si elles sont davantage localisées au milieu du dos, elles peuvent représenter la difficulté à se couper du passé ; et si elles sont localisées dans le bas du dos, elles marquent généralement un stress important concernant le domaine pécuniaire
Pour vous parler des émotions, la tristesse influence énormément nos énergies, agit sur notre motivation et nos envies, engendrant souvent fatigue, voire épuisement

Il parait évident que, sans parvenir à exprimer les contrariétés voire l'anxiété de l'esprit, notre cerveau ne voit d'autre solution que d'exprimer ces non-dits-là, voire ces illusions que l'on se fait, par les maux du corps. 

Difficile de rayonner dans de telles circonstances, n'est-ce pas ? Difficile de trouver à un quelconque moment, partagé ou non, quelque chose de positif, qui nous permette de rebondir, de nous sentir mieux. Seulement, quand ça ne va pas, physiquement et mentalement, quand je ne suis pas disposé-e à discuter, à voir du monde, à échanger, quand je ne suis pas en capacité de participer à des soirées détentes et légères en termes d'état d'esprit, parce que moi-même je manque de légèreté et que je préfère m'isoler, comment m'attirer des personnes positives ? Elles ne voudront pas de moi tout comme moi je ne voudrais pas d'elles, car nous ne serons pas sur la même fréquence, la même longueur d'ondes.

Et dans ces moments-là, le tort que nous avons généralement, c'est de rejeter la faute. Sur une tierce personne, en disant qu'elle ne fait pas l'effort de nous comprendre, ou sur la vie, qui est trop dure avec nous, ou les circonstances et la faute à "pas d'chance". Et là, nous entrons dans un tout autre mode opératoire que la loi d'attraction : c'est la victimisation ou ce que l'on peut également appeler la loi de Murphy :

"Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera mal"

Or, de cette situation-là, nous en sommes pleinement responsable. Parce que nous avons le choix. Le choix de la qualification que nous attribuons à chaque moment que nous vivons au cours de notre journée.  Et c'est en cela que vous pouvez aujourd'hui faire la différence. A vous de choisir si vous souhaitez transformer des faits et appliquer la loi d'attraction, ou si vous souhaitez subir des circonstances et les renforcer en termes de croyances.

Ma façon de penser, ma responsabilité 


Il est primordial de saisir combien notre cerveau retient nombre d'informations de tout ce que nous vivons, dans les moindres détails. Ces informations vont toutes être entièrement traitées. Et leur interprétation, à chacune, va déterminer notre comportement futur et le lien avec notre propre corps. C'est ce que l'on appelle également en Programmation Neuro-Linguistique, le développement de notre système de "croyances". 

Lorsque celles-ci sont bonnes, c'est juste génial ! Et justement, notre cerveau a aussi cette faculté de déterminer les bonnes choses de toute situation. Nous avons tendance à l'oublier, c'est pourquoi je tiens à le rappeler ici. 
Mais, pas que ! Il détermine aussi les mauvaises choses de chaque situation. Ne sachant pas discerner les bonnes des mauvaises choses de chaque situation, le cerveau va se nourrir des deux. Et si les choses positives à retirer des situations sont bénéfiques, certaines mauvaises choses peuvent poser problème, nous handicaper dans notre quotidien, perturber notre équilibre de vie : elles deviennent alors limitantes à notre propre potentiel. Et même, elles deviennent pénalisantes.

D'où l'importance d'agir, et de reprendre le contrôle sur votre vie ! Souvenez-vous, nous sommes responsables aussi bien de ce que nous faisons que de ce que nous ne faisons pas. Tout est toujours question de choix.

La pensée négative


Alors, la loi d'attraction, le "penser positif", en théorie c'est une chose, mais en pratique, c'en est une autre ! Car si la pensée positive mérite d'être installée dans notre façon de penser, il n'en reste pas moins l'existence initiale de la pensée négative. Et, d'ailleurs, pourquoi a-t-elle tant de poids dans notre tête ? Pourquoi ne parvenons-nous pas à l'évincer plus rapidement ? Parce que nous en conviendrons toutes et tous, il n'est vraiment pas facile de garder la "positive-attitude" en toutes circonstances et de pratiquer perpétuellement la loi d'attraction... Limite, nous pourrions "chassez le naturel, il revient au galop" !

Alors que, qui n'aimerait pas sentir constamment la joie de vivre en soi et l'optimisme en toutes circonstances ?

Connaissez-vous l'expression : "ce n'est pas au vieux singe que l'on va apprendre à faire des grimaces" ? Eh bien, c'est un peu le même principe ici. Dans le sens où nous avons toutes et tous, au point actuel dans nos vies, suffisamment expérimenté des faits, positifs et négatifs, pour créer et renforcer tout notre système de croyances qui repose à la fois sur notre environnement, notre vécu, nos relations, notre personnalité et notre éducation.

Selon les Bouddhistes, ces croyances créées par des expériences qui, par conséquent, reposent uniquement sur l'interprétation positive ou négative de celles-ci, sont des bases de croyances non solides et qui peuvent être démythifiées
Ainsi, la pensée négative en tant que telle n'est pas quelque chose de concret mais plutôt une représentation mentale de ce qui se passe pour nous, dans un moment donné, avec des ressentis précis à ce moment-là. Et cette représentation mentale, il ne tient qu'à nous de la transformer

Pour cela, il suffit de redevenir maître de soi.

La loi d'attraction c'est alors vous inviter à ne pas rendre les autres ou les circonstances ou encore la vie en général responsables de ce qui vous arrive, aussi bien dans le positif que dans le négatif. Travailler la loi d'attraction et l'appliquer, c'est changer d'angle de vue sur votre situation, à l'instant I, c'est déconnecter la situation concrète traversée de votre situation émotionnelle du moment, de votre affect, et ainsi, vous rendre de nouveau pleinement maître de votre vie et de ce qui en découle

Pour faire bref, la loi d'attraction, c'est vous stopper net dans votre pensée et vous dire : "comment puis-je m'attirer ce que j'attends de la situation, au lieu de l'envenimer ?" Ou l'expérimentation du pouvoir de l'intention.

Concrètement, comment faire ?


Reprogrammez-vous ! Choisissez la façon dont vous voulez vivre votre nouvelle journée, et ce, dès votre réveil. Cela vous appartient, à vous, et à vous seul-e !

Si notre cerveau répond au quart de tour à nos pensées négatives, en les somatisant par exemple, sachez qu'il est tout aussi réactif avec des pensées positives. Son objectif à lui, c'est de nous protéger. En somatisant nos pensées négatives, il cherche à nous mettre en garde contre ce qu'il estime être un danger pour nous, suite aux interprétations passées à ce sujet. Il ne choisit pas ce qui est bon ou non, il a sa propre vérité, basée sur une expérimentation et une interprétation de faits absolument subjectives et momentanées. En rien, votre inconscient n'est pas bienveillant.

Alors, prenez le temps non plus de rentrer dans un jeu destructeur et pour lui, et pour votre corps et pour votre mental, mais tâchez de l'accompagner comme vous accompagneriez une personne proche et importante pour vous. Prenez le temps de bien considérer les situations que vous traversez, prenez le temps de respirer, avec la cohérence cardiaque, par exemple, qui permet d'apaiser la frénésie cardiaque, respiratoire et mentale en cas de panique.

La relaxation, la visualisation, l'autosuggestion et la méditation peuvent être de bons catalyseurs de pensées négatives. L'EFT est une technique également fort intéressante et qui saura vous aider à dompter vos pensées. 

Vous verrez, en les pratiquant, qu'en coupant l'herbe sous le pied de ces pensées négatives, elles ne possèdent pas de racines suffisamment ancrées pour résister longtemps. Remarquez d'ailleurs combien quand vous décompressez en vacances, vous vous sentez plus positif-ve et enclin à envisager l'avenir plus sereinement ou positivement.
Certes, comme les mauvaises herbes, ces pensées négatives reviendront, c'est ce qui fait le fondement même de l'être humain, car rien n'est jamais acquis, d'autant dans ce domaine. Mais à vous d'entretenir votre jardin pour le voir prospérer. Et au mieux vous l'entretiendrez, plus vous le ferez régulièrement, plus il sera sain.

Entretenir



L'entretien, oui, car, il est question d'habitudes de pensées. Ces habitudes se répètent et à force de se répéter, se banalisent et deviennent complètement automatiques. Au fil du temps, elles se renforcent. D'où cette sensation de poids perpétuel à leur égard. Et c'est par cette force de l'habitude si naturelle que nous la prenons pour vraie, et pesante.

A nous de rompre par conséquent ce mode de fonctionnement, ces schémas répétitifs et destructeurs.

Une recommandation, cependant. Ne cherchez pas et n'attendez pas instaurer un nouveau réflexe qui serait, au final, totalement illusoire. Votre démarche restera toujours consciente et mieux vaut, d'ailleurs, qu'elle le soit, si vous souhaitez être acteur de votre vie et des répercussions des événements qui la composent. 
Ce nouveau mécanisme qui vous allez installer deviendra de plus en plus spontané, car il est concentré de bienfaits dont vous souhaiterez vous alimenter, vous et votre corps. Il restera cependant une volonté indispensable à et pour reprendre le dessus.

Les affirmations positives


Je vous parlais de visualisation et d'autosuggestion pour appliquer la loi d'attraction, et anéantir le réflexe des pensées négatives. J'aimerais vous partager quelques affirmations positives que vous pouvez vous répéter plusieurs fois par jour

A vous de voir s'il y a un enjeu particulier pour la journée à venir, auquel cas vous prendrez soin de choisir une affirmation qui appuie votre volonté de pensée positive sur ledit sujet
Si non, vous pouvez sélectionner plusieurs affirmations, que vous pouvez varier à votre gré, selon les jours. 
L'idéal étant de se les répéter plusieurs fois au lever, devant le miroir et au cours de la journée, et si possible à voix haute. Sinon, les écrire. En utilisant toujours la première personne du sujet, le présent et l'affirmation
Même si c'est ce que je vise, et que je ne l'ai pas encore acquis :

"Agis comme si tu étais. Et tu seras." Joseph Murphy


– Quand je respire, j’inspire de la confiance en moi et j’expire la timidité et les doutes

– J'ai de plus en plus confiance en moi tous les jours

– Je deviens une meilleure personne chaque jour

– Je suis capable de vivre le moment présent sans me soucier du futur

– Je suis en mesure d’être une personne de plus en plus forte et déterminée

– J’aborde la nouveauté avec flexibilité et sérénité

– J'attire ce à quoi j'aspire 

– Je me libère, je me pardonne, je m'accepte

– Je sais que je suis capable d’atteindre les objectifs que je me fixe 

En définitive


Je vous invite à reprendre les rênes de votre vie, de votre santé physique et émotionnelle. Mettez en application quelques petites nouvelles habitudes qui entretiennent la "bonne pensée", dans le sens où vous semez des graines que vous allez arroser chaque jour dans le but de faire fleurir votre jardin de sérénité, de bien-être, de positivité, et d'optimisme

L'avenir vous appartient, de même que le présent. A vous de choisir ce que vous souhaitez en faire et ce que vous souhaitez créer

Vous pouvez agir seul-e, en famille, avec des ami-e-s et même entouré-e-s de professionnels. Nous, thérapeutes dans le domaine du bien-être et du développement personnel, sommes justement formés et certifiés dans ce cadre et pour cette démarche. 

Belle réalisation à vous ! 

mercredi 20 juin 2018

Feedback #25 : la gestion des émotions

Les émotions. Un bien vaste sujet qui, d'ailleurs, bien souvent, fait peur. Pourquoi ? Parce qu'à travers elles, on entend surtout : colère, peur, tristesse. Et que derrière chacune d'elles, se traduit généralement l'impulsivité, le repli, la dépression. Bref. Les émotions prennent une dimension particulièrement frustrante, noire et excessive lorsque nous en parlons.

Alors, et si nous pouvions les contrôler : ne deviendrions-nous pas les maîtres du monde ? Et enfin maîtres de nous-même ? Imperturbables, imperméables...

Mais quelle idée que se déshumaniser

D'ailleurs, quelle illusion ! Ce serait un peu comme vous affirmer qu'il est possible d'exterminer toute notion de stress dans votre vie : que nenni !  
Tout simplement parce qu'il y a ce que vous vivez vous-même dans cette notion de stress, mais aussi tous ces paramètres extérieurs à vous, et périphériques liés à votre environnement dont vous paraissez tributaires puisque vous n'en êtes pas entièrement responsables...

Eh bien, c'est la même chose avec les émotions :-)

Par conséquent, avant de comprendre en quoi il est davantage judicieux d'apprendre à gérer ses émotions plutôt que les contrôler, l'objectif principal de notre Challenge Bien-Être de ce mois-ci, définissons ce que sont les émotions

1. Définition


Parler des émotions, c'est avant tout savoir les identifier. Il existe un test pour détecter si nous faisons partie de la catégorie de ceux qui souffrent de ce que l'on appelle l' "alexithymie". 

Mais qu'est-ce que cette chose, me demanderez-vous ? 

C'est l'incapacité d'une personne à différencier les émotions comme la colère, la tristesse et la peur, par exemple. 

D'ailleurs, connaissez-vous les 4 émotions principales que nous rencontrons dans le quotidien ?

 - La joie
 - La peur
 - La colère
 - Et la tristesse

Ce test, hormis le fait de diagnostiquer une éventuelle alexithymie qui touche un peu plus d'une personne sur dix, permet aussi de faire le point sur notre facilité ou difficulté à verbaliser nos émotions, et sur notre facilité et difficulté à comprendre nos émotions et leurs origines

Entendez bien que chacune de nos émotions résultent d'une résonance intérieure, liée à notre histoire, à notre vécu, à nos expériences et à nos croyances.

2. Se réconcilier avec nos émotions


Quand nous parlons émotions, nous avons tendance à les stigmatiser, et nous oublions combien elles sont pourtant essentielles à notre équilibre. Rappelons donc l'utilité de chacune d'elles

 - La joie permet de se montrer davantage curieux, ouvert, et amène également plus facilement à l'atteinte des objectifs initialement fixés car elle nous met en confiance

Exemple : mon rêve depuis toute petite était de faire un safari, je réalise mon rêve, je me sens heureuse, à l'affût de chacune des aventures qui m'attend, des animaux qui m'entourent, des paysages etc


 - La peur, de par le temps de paralysie relativement court, permet à l'individu de choisir la réaction la plus appropriée à la situation

Exemple : un lion, dans ce safari, s'approche de moi alors que je ne suis pas en condition de sécurité, le sentiment de peur me permettra de courir le plus vite possible pour tenter de lui échapper

 - La colère  active de l'énergie pour nous aider à mieux nous défendre

Exemple : en cas d'attaque, si le lion me rattrape, la colère va me donner toute la force dont j'aurais besoin pour me battre contre lui


 - Et enfin, la tristesse, permet un véritable retour sur soi, dans le but de mieux mesurer les conséquences de ladite situation. Elle permet la réflexion, d'évacuer la pression et de passer à autre chose

Exemple : quittons la situation du safari, et parlons du deuil qui nous permet, une fois surmonté, de savourer la vie, la présence qui ce(ux) qui -à la base- nous manque(nt)


3. La manifestation des émotions négatives 


Pour répondre à ces émotions, nous développons divers états

 - L'état de fuite, correspondant à la peur, dans toutes ses nuances : crainte, angoisse, inquiétude, affolement, panique. Il exprime le besoin de sécurité et de liberté

 - L'état de lutte, correspondant à la colère, dans toutes ses nuances : agacement, énervement, contrariété, indignation, frustration. Et il exprime le besoin de reconnaissance

 - L'état de repli, correspondant à la tristesse, dans toutes ses nuances également : lassitude, démotivation, abattement, découragement. Il exprime le besoin de sens et de cohérence

Chacun de ses états traduit également de bonnes facultés plutôt positives

 - La capacité à trouver des alternatives pour l'état de fuite 

 - La prise de décision pour l'état de lutte, la capacité à faire avancer les projets  

 - La capacité d'analyse et le sens de l'intuition pour les personnes en état de repli

4. L'importance du non-excès 


Ce qui va commencer à poser problème, c'est lorsque les émotions initiales s'expriment dans l'excès
Peuvent alors en découler de l'anxiété voire du stress, des phobies, la dépression...

Par exemple, la peur de la foule dont le nom est "l'agoraphobie". Cette peur, excessive, porte préjudice dans l'équilibre de mon quotidien, m'empêchant de sortir, provoquant des symptômes aussi bien physiques, comme des nausées, des bouffées de chaleur, que des symptômes psychiques tels que des pensées négatives, la dévalorisation de soi, le repli. 

De la même manière que prendre la parole en public, et bien d'autres situations.

Il est donc important d'apprendre à équilibrer, à nuancer nos émotions afin qu'elles ne débordent pas, ni dans un sens, ni dans l'autre. 

5. Réaliser un état des lieux


Pour y parvenir, rien de mieux que de réaliser ce que l'on appelle un "état des lieux" des situations déplaisantes et défavorables à l'équilibre émotionnel

La base de ce travail s'effectue sur un tableau de croyances, utilisé en PNL. L'idée principale est d'appliquer l'intelligence émotionnelle en décortiquant une situation constituée de croyances initiales et renforcées par des comportements qui en découlent, en vue d'en prendre conscience et de les transformer.

Gardons en mémoire que les émotions sont des réactions à des stimuli que sont les situations traversées ! Une émotion qui engendre du stress n'existe pas dans le but de vous porter préjudice ni de vous mettre en porte-à-faux, mais bien de vous protéger d'une situation que l'inconscient juge à risque et dangereuse, bien souvent suite à une mauvaise expérience passée...

6. Techniques & astuces 


- Pour commencer, apprenez à respirer ! Prenez une longue inspiration par le nez, bloquez quelques secondes (entre 3 et 5 secondes), puis relâchez le plus longuement possible. A réitérer plusieurs fois de suite pour amener calme et apaisement, aussi bien physiquement que mentalement

- Bougez ! Allez marcher, courir, faire du vélo, bref : prenez l'air

- Pratiquez l'autosuggestion, en vous parlant comme vous parleriez à votre meilleur(e) ami(e). 

- Ce qui ramène à : pensez positif en inversant la vapeur ! Ainsi, on évite la politique de la fatalité comme l'évoque l'expression "les carottes sont cuites". Votre unique destinée est celle que vous vous créez !

- Exercez ce que l'on appelle en PNL la visualisation de confort : projetez-vous dans ce que l'on appelle un "lieu de refuge", un lieu qui vous rassure, soit réel donc provenant d'un souvenir, soit fictif provenant alors de votre imagination

- Exercez ce que l'on appelle en PNL la visualisation de préparation mentale : projetez-vous dans la scène que vous appréhendez, en l'imaginant dans les moindres détails et en anticipant uniquement des états et sentiments positifs pour ne plus laisser aucune place aux autres états et sentiments qui initialement vous posent problème

- Découvrez la pratique de l'EFT qui est reconnue pour canaliser les pulsions et les phobies en se focalisant sur ce qui pose problème afin d'amener la suggestion par l'affirmation de la résolution de ce problème

- Intéressez-vous aux nombreuses fleurs de Bach qui peuvent vous accompagner dans votre démarche ! 
Pour tous nos lycéens et autres bacheliers, vous pouvez utiliser la fleur de Larch, pour se montrer davantage confiant face à une situation, Rescue ou Mimulus, pour la gestion du trac, Gentiane pour la persévérance, ou encore Clématis et White Chestnut pour rester concentré(e).

- Organisez-vous en conséquence : anticipez autant que vous le pouvez votre emploi du temps, prévoyez ce que j'appelle des "coussins moelleux" pour anticiper les éventuels retard de soi-même mais aussi des autres ^^ Aménagez des temps pause et ressource pour vous-même.

Bien évidemment, ces quelques techniques et astuces ne sont qu'une liste non exhaustive de ce que vous pouvez mettre en place afin de gérer au mieux vos émotions

A celle-ci, prenez l'habitude d'accueillir les situations telles qu'elles viennent plutôt que de vous montrer constamment insatisfait(e) en les revisitant avec des "et si". 

Relevez chaque jour trois éléments positifs de la journée car "si chaque journée n'est peut-être pas réussie, il y a toujours quelque chose de réussit dans chaque journée" ;-) 

Et je terminerai par une phrase sur laquelle je suis tombée récemment et que je trouve plutôt en adéquation avec ma philosophie : 

"L'avenir appartient à ceux qui se coachent tôt !"

mercredi 14 mars 2018

Feedback #23 : La concentration

Roulement de tambours...


Il y a peu, je vous ai confié mon souhait d'aborder avec vous la stimulation d'une capacité intellectuelle dont nous avons tous besoin au quotidien et pour nombre de tâches à réaliser. Cette capacité intellectuelle, c'est la capacité d'attention et de concentration

Avez-vous pris le temps de réfléchir à ce qu'elles représentent ? Comment est-ce qu'elles fonctionnent ? est-ce qu'elles semblent défaillir en ce qui vous concerne ? Et comment les travailler, voire même les développer

De nos jours, nous avons énormément de responsabilités à gérer, de choses en tête auxquelles il faut sans cesse réfléchir et penser. Nous avons une véritable charge mentale qui peut nous donner cette impression de ne plus rien maîtriser et croire que nos capacités intellectuelles s'amoindrissent jusqu'à parfois même disparaître...

Mais qu'est-ce qu'une charge mentale, précisément ?


La charge mentale concerne l'ensemble des tâches dites "consommatrices d'énergie mentale". Il est donc question de la concentration d'idées et de pensées contenues dans notre mental, sans que nous ne parvenions à la décharger complètement puisque tant que ces tâches ne sont pas terminées nous y pensons, et perdons de l'énergie à nous les rappeler, mais aussi, une fois qu'elles sont achevées, nous en avons d'autres qui prennent leur place, et par conséquent, une quête du vide qui ne se satisfait jamais.
Entendons par-là essentiellement l'organisation et l'anticipation de diverses activités à réaliser, qu'elles soient d'ordre privé ou professionnel. Toutes ces petites pensées qui s'ajoutent les unes aux autres : prendre tel rendez-vous, étendre le linge en rentrant, vérifier les devoirs des enfants, envoyer un mail à un client, se plonger dans la compta, faire la liste des courses, préparer les vacances...
Il n'est pas forcément question de pensées lourdes et/ou négatives, mais il est question de pensées, envahissantes, car elles prennent de la place et ne nous laissent pas l'esprit tranquille.

Lorsque cette charge mentale s'accentue, elle grandit, grandit, grandit, nous prend davantage d'énergie et surtout nous consume petit à petit. Jusqu'à ce qu'elle nous fasse perdre toute confiance en nos capacités intellectuelles, comme je vous le disais un peu plus haut. Parce qu'à nous consumer, nous ne suivons plus et nous nous sentons dépassé.e.s. S'ensuivent alors fatigue et découragement.

Alors comment ne pas en arriver à ce stade de croyances qui ne fait qu'entretenir le cercle vicieux ? Comment surmonter le "trop plein d'activités cérébrales" dans notre quotidien ? Comment maîtriser la sollicitation intellectuelle constante, tant dans notre vie privée que professionnelle, et parvenir à retrouver nos propres capacités ?

Là réside tout l'intérêt de ce Challenge Bien-Être, thème que je dois à une collaboratrice avec qui nous avons à de nombreuses reprises échangé sur ce sujet...


Tout d'abord, il est indéniable de se connaître...


Sachant que l'attention n'est en rien quelque chose d'automatique mais plutôt un acte mental volontaire, il est, en effet, indispensable de repérer les distractions qui ont un impact sur notre attention, et d'admettre les failles de son attention pour pouvoir, par la suite, agir dessus.

D'ailleurs, saviez-vous que si notre attention peut rapidement être interrompue, il nous faut au minimum trois minutes pour se concentrer de nouveau et être pleinement imprégné.e de la tâche en cours de réalisation ?

Pour y voir plus clair, je vous recommande de commencer par chronométrer le laps de temps durant lequel vous parvenez à rester concentré.e sur une tâche. Dès que vous vous attelez au travail, enclenchez le chrono, et stoppez-le dès que votre concentration s'affaiblit. Peu importe le temps écoulé, à chacun son rythme. Nous sommes dans un état des lieux qui va vous permettre de personnaliser et de perfectionner vos capacités de temps d'attention et de concentration.

Il est généralement indiqué, en tout cas selon la Méthode Pomodoro (créée par Francesco Cirillo, dans les années 80), qu'il faille 25 minutes d'activité, puis cinq minutes de pause, à raison de 4 séries à la suite. Puis, une pause d'une demie heure.
Durant ces temps de pause, il est important de s'hydrater, de marcher un peu, sortir prendre l'air, écouter de la musique, réaliser un effort physique (pour certains, ce sont quelques séries de pompe), et de ne surtout pas rester à la même place que celle attribuée pour le travail.


Puis, interrogez-vous : est-ce que l'affaiblissement de votre attention est justement due à une évasion que j'appelle abstraite, c'est-à-dire une évasion par la pensée, comme si l'on "coupait le fil conducteur" du sujet auquel vous êtes censé.e rester concentré.e ?
Ou est-ce davantage dû à des distractions plus "concrètes" tels que Internet ou le téléphone portable qui happent et kidnappent votre attention ?

Attention : selon le constat établi, la solution apportée ne sera pas la même.
Si votre esprit a tendance à dériver facilement par le biais de la pensée, il vous faudra davantage trouver l'intérêt et la motivation de rester connecté.e à ce que vous réalisez. Il devient alors important de se représenter concrètement la ou les raisons qui nous seront profitables à nous montrer plus productif.ve.s. Peut rentrer en jeu la question émotionnelle, voire affective de ce travail, avec la fierté de nos proches, ou du moins leur satisfaction.
Par contre, si ce sont les défilements d'actualité en ligne, plus ou moins intéressants, vous pouvez par exemple utiliser des applications gratuites comme Rescue Time, qui réduisent l'accès au net, et même l'accès de certains sites pendant un temps donné, que l'on configure soi-même et qui ne se désactive pas quand on éteint l'ordinateur...

Aussi, soyez vigilent.e sur les moments où vous vous révélez habituellement plus efficace. Certains sont plutôt du matin, alors que d'autres sont du soir. Certains préfèreront un temps de repos avant de s'atteler à une tâche car ils ont besoin d'une coupure d'avec le reste des activités, et d'autres souhaiteront davantage tout réaliser d'un coup pour se sentir plus tranquille. Et il y a également ceux qui ne travaillent que dans l'urgence, et ceux qui ont besoin de temps pour s'approprier le travail, ou encore ceux qui ont besoin de se détendre physiquement avant de travailler, et ceux qui ont besoin de bouger pour s'y mettre.

Étant propre à chacun, une fois cet état des lieux établi, tenez-en compte pour organiser votre travail.

Au bout de plusieurs jours, vous pourrez attester de l'efficacité de la méthode : vous serez mieux concentré.e, vous perdrez moins de temps, et votre travail s'en révèlera de meilleure qualité sans pour autant augmenter le temps de travail. C'est justement là toute la spécificité de cette méthode.
Cet exercice répété va par conséquent vous aider à démarrer plus facilement et rapidement une pratique quelconque dans laquelle vous devez vous fondre, à vous focaliser dessus le temps imparti à votre mode de fonctionnement, et à stopper avant de vous épuiser, sans sentiment de frustration ou de déception.
Vous pourrez aussi constater que, quelques semaines plus tard, vous serez très certainement tenté.e d'élargir les plages horaires de travail, en les augmentant d'à peu près 5 minutes par plage horaire, ce qui permettra d'étaler votre durée d'attention et de concentration. Ainsi, vous musclez votre attention.

C'est pourquoi une fois que vous aurez observé votre propre mode de fonctionnement, il vous sera plus facile d'établir des créneaux horaires spécifiques pour réaliser des tâches qui demandent une bonne concentration, afin de parvenir à monopoliser au maximum votre attention lors de ces moments et de les exploiter le temps nécessaire.


Tout est question d'entrainement ! 


Je vous l'assure, l'attention, finalement, ce n'est pas le Pérou ! Il est tout à fait possible de s'entraîner à brancher son attention et à la maintenir le plus longtemps possible, à l'image de la contraction des muscles ou de l'endurance.

En vous exerçant souvent par le biais de petits exercices pratiques, vous entraînez votre attention à rester focalisée, et vous vous permettez d'avoir de plus en plus le contrôle sur celle-ci, aboutissant sur un niveau de concentration important.

En fait, travailler son attention et sa concentration, ce n'est ni plus ni moins qu'un exercice de mémoire !

Alors je vous propose que, chaque jour, en fin de journée, vous réalisiez un récapitulatif de ce qui s'est passé dans votre journée, et à quel moment, le plus précisément possible. Outre l'aspect bénéfique que vous tirerez de la situation avec une valorisation de soi, vous allez davantage prêter attention à ce que vous faites, qui vous fréquentez, vos échanges etc. Vous allez alors vous réapproprier votre vie et la place que vous prenez au cœur de celle-ci.

Aussi, tout au long de la journée, exercez-vous à fixer un objet, neutre, pendant une minute. Scrutez-en les moindres détails, et à chaque "décrochage", revenez à cet objet, constamment, à l'image de la méditation avec la respiration. Cet objet représente alors ni plus ni moins que l'objectif que vous vous donnez, et vous vous focalisez dessus pour l'atteindre. A réaliser sans modération, dans le bus, pendant que vous faites la queue au supermarché, dans la salle d'attente du médecin...
Vous pouvez réaliser un autre type d'exercice durant lequel vous allez allumer la radio, et baisser progressivement le son de celle-ci, afin de l'écouter jusqu'à ce que vous n'entendiez réellement plus rien.
Autre gymnastique tout aussi intéressante : le calcul mental !

Que de choix, donc, pour l'entrainement de son attention et de sa concentration ! A savoir que, au plus vous l'exercez, au plus vous l'élargissez !


Enfin, se créer un cadre adéquat


Et ce cadre ne doit pas être exclusivement dans votre tête !

Outre l'idée de la récompense que nous évoquons régulièrement ensemble lorsque nous souhaitons nous atteler à une tâche importante pour se stimuler, se donner envie d'y arriver, et de rendre le challenge intéressant et plaisant ; outre la satisfaction émotionnelle retirée de l'aboutissement du travail réalisé, il est important de se créer un espace propice à cette demande d'attention, de concentration voire même de créativité. Un lieu qui vous inspire. Qui vous plait. Calme. Lumineux ou davantage cocooning. Isolé ou entouré mais dans le silence. Sans aucune distraction comme peuvent l'être la guitare, l'aspirateur, le téléphone (même sur vibreur !), ou la dernière bande dessinée des Schtroumpfs.

Quand je parle de cadre, je parle aussi de l'environnement de notre quotidien, qui a un impact énorme sur notre capacité d'attention et de concentration :

- Dormez-vous assez ?

- Vous hydratez-vous suffisamment ? (1,5 litre d'eau par jour)

- Vous alimentez-vous de façon équilibrée et régulière ? Exit les sandwichs sur le pouce tous les midis et les pâtes tous les soirs à des points d'heures, ce qui ne favorisent pas non plus un sommeil réparateur.

- Limitez-vous la consommation d'excitants comme le café qui, en excès, ne stimule plus mais développe l'anxiété ? Attention également à la consommation d'alcool...

- Prenez-vous le temps de faire une activité physique régulière ? Je ne parle pas de sport intensif, mais ne serait-ce qu'une demie heure de marche par jour

- Aérez-vous la pièce dans laquelle vous travaillez ?

- Prêtez-vous attention à votre système immunitaire ?

Ce sont des petits détails mais qui font réellement la différence.

Pour finir, je vous parlerai de l'importance de consulter un professionnel pour vous guider dans la réalisation de ce que l'on appelle en PNL la technique de "l'ancrage".
Celle-ci se base sur un moment de motivation profonde et de réussite intense, en vue de les fusionner et leur créer un point d'ancrage qui n'appartienne qu'à vous et qui, une fois activé, sera votre propre interrupteur mental pour vous trouver en situation d'attention et de concentration intenses lorsque vous le désirez.


Voici donc les quelques pistes que je peux vous apporter concernant l'attention et la concentration que vous pouvez travailler en continu dans votre quotidien, pour les "performer" autant que souhaité.

N'hésitez pas à laisser vos propres expériences et idées en la matière dans les commentaires ci-dessous ! :-) 

Rappelez-vous : "c'est en forgeant que l'on devient forgeron" !

mercredi 15 novembre 2017

Feedback #20

(Re)devenir maître de soi


Thématique particulièrement vaste, générale, qui englobe bien des réflexions de vie, je vous l'accorde ! 

Alors, laissez-moi vous guider. L'idée principale de ce Challenge Bien-Être mensuel réside essentiellement dans le fait que notre propre bonheur ne dépend que de nous.

Avant tout, il me parait important, et il me tient à cœur, de vous confier que cette thématique m'a été proposée par une personne brillante dans tous les sens du terme, dans un but bien défini : évoquer les maux de la société d'aujourd'hui, avec une approche toute particulière au sujet des souffrances physiques et mentales intrinsèques aux maladies chroniques, par exemple, ou aux maladies dites "de l'invisible", dans le quotidien de certaines personnes. J'entends par-là fibromyalgie, maladies auo-immunes, diabète, hyperméabilité intestinale, algies et tellement d'autres encore que l'on ne connait pas forcément mais qui existent bel et bien et qui possèdent un impact réel dans le quotidien des personnes concernées.

L'enjeu de cet article aujourd'hui est de proposer des alternatives pour ne plus subir ni être victime de pathologies mais, au contraire, (re)prendre un certain contrôle sur l'impact que celles-ci peuvent avoir sur soi

Oui, mais comment ? 


En aucun cas ce dont nous allons parler dans la suite de cet article va vous permettre d'éradiquer la souffrance qu'engendrent les pathologies auxquelles vous pouvez être confronté(e). Je n'ai malheureusement pas de remèdes miracles pour faire disparaître l'ensemble des symptômes qui se manifestent dans votre vie. Mais il y a une certitude : votre état d'esprit peut amener à changer votre façon de vivre les symptômes, tant physiques que moraux, des problématiques que vous rencontrez. Et cette action peut déjà apporter du changement dans votre quotidien.

Là est l'objectif principal de mon écrit, ce jour.

En effet, tout passe par votre mental

 

Je crois que je ne vous apprends rien. Depuis le début de ce blog, nous n'arrêtons pas de constater le pouvoir de l'esprit sur notre quotidien. Pourquoi est-ce que cela changerait aujourd'hui ? ;-)

Souvenez-vous, la fameuse loi des séries : l'ampoule de la cuisine qui grille, la porte du lave-linge qui se casse et le lave-vaisselle qui fuit. Eh bien, il est important de toujours garder en tête que s'il y a un  yin il existe aussi un yang ! Tout comme le principe féminin et masculin qui se complètent, à la nuit, nous avons le jour, etc.
Ce vers quoi je veux vous emmener, c'est derrière l'expression "Après la pluie, vient le beau temps" qui résume parfaitement la loi d'attraction. En d'autres termes, il y a cercle vicieux et cercle vertueux.

Et il ne tient qu'à nous de faire la différence dans la rupture du cercle qui ne nous convient pas. 

Illustrons : on a passé une mauvaise nuit, on a du mal à émerger quand le réveil sonne, on se lève du pied gauche, on renverse son café ou jus d'orange, on fait des pâtés en appliquant son mascara, on perd ses clefs, il commence à geler dehors et faut gratter le parebrise alors qu'on est déjà en retard pour aller au boulot...
Pensez-vous que c'est en vous agaçant derrière le volant, lorsque ça bouchonnera sur le chemin, que ça ira mieux ?
Pensez-vous que c'est en ruminant toute la journée sur la mauvaise nuit passée, sur la difficulté de la journée, en se focalisant sur la non-motivation du jour que vous allez vous sentir mieux ?

C'est très imagé, exagéré, et bien entendu décalé par rapport au vécu d'une pathologie quotidiennement. Mais il n'empêche que des schémas tels que ceux-là sont particulièrement représentatifs de notre comportement en tant qu'être humain. Ce sont ces schémas-là que nous répétons dans notre vie... Et qu'il est nécessaire de modifier !
L'humain a la fâcheuse habitude de ne se concentrer que sur ce qui ne va pas ou plus. C'est assez dur à reconnaître mais il nous faut être dans le malheur pour se rendre compte que l'on vient de connaître une période de bonheur. Et c'est assez rare quand on pense spontanément à l'inverse ! Pour être réconforté(e), encore faut-il avoir connu la peur, pour être dorloté(e) et choyé(e), il a fallu être blessé(e)...
L'humain a la fâcheuse habitude de ne pas savoir profiter de l'instant présent tel qu'il lui est donné, s'offrant pourtant à travers celui-ci l'opportunité de pouvoir agir sur lui en temps et en heure si ce temps présent ne lui convient pas. Certains appelleront la "positive (voire Bisounours !) attitude", et d'autres, en développement personnel, diront plutôt que vous êtes maître de votre vie.

Comme pour le reste, tout est affaire de perception. Je vous laisse alors le choix d'être soit dans l'utopie et ce qui parait donc inaccessible, soit dans une approche davantage active de et dans votre propre vie.

Avec la maladie, il est tout à fait possible de rompre, là aussi, avec ce schéma d'auto-flagellation qui se révèle lorsque la manifestation de la maladie devient une obsession. Quand je parle de "manifestation de la maladie", j'entends les symptômes. Mais quand je parle de "manifestation de symptômes", je parle des symptômes qui sont présentement là, en ce moment précis, ET de ceux que l'on sait qui ne vont pas tarder, ou finiront par arriver (effet d'anticipation). Ce qui fait que l'on reste constamment plongé(e) dans la maladie, qui efface alors notre propre existence en prenant notre place.

Le patient n'existe alors plus que par et à travers sa pathologie.

Et c'est justement cet aspect de vie des maladies que j'aimerais vous aider à dépasser. Pour ce faire, je vous propose alors de devenir votre meilleur(e) allié(e) et de vous prendre par la main pour avancer plus positivement. Il y a, il est vrai, certaines pathologies très lourdes où il parait vraiment improbable d'avancer positivement. Mais je reste convaincue, et c'est vraiment mon fort intérieur qui parle à cet instant précis, je reste convaincue que si "une journée n'est pas forcément réussie, il y a toujours quelque chose de réussi dans celle-ci". Il ne tient qu'à vous de le souligner.

Il me parait indispensable de parvenir à regarder au-delà du mal qui nous ronge déjà. En se focalisant dessus, en "ruminant" l'ensemble des symptômes pesants, c'est un peu comme maintenir votre tête sous l'eau. Or, vous avez besoin de respirer. Et selon vous, quelle serait cette bouffée d'oxygène ? Tout simplement, le fait d'exister en tant que VOUS.

Alors, et si, désormais, vous vous efforciez de me prendre au mot et de jouer le jeu sur ces prochaines semaines ? Pour commencer, je vous recommande trois nouvelles habitudes de vie à adopter au quotidien :

- la première, c'est le matin : au lever, ou en tout cas dans la matinée, pour bien entamer l'ensemble de la journée. Regardez-vous bien attentivement dans le miroir et faites-vous un compliment à haute voix. Sincèrement. Prenez le temps de remarquer des choses positives du reflet que vous envoie le miroir. Des choses positives sur votre physique et/ou personnalité, peu importe. Mais sachez reconnaître des valeurs positives à votre égard en vous regardant droit dans les yeux et en vous adressant à vous-même, avec la même conviction que celle que vous auriez pour un(e) ami(e). Devenez bienveillant(e) envers vous-même.

Le fait de subir la maladie rend vulnérable. Derrière cette vulnérabilité, se traduit bien souvent de la culpabilité. Même si vous ne comprenez pas forcément pourquoi le sort peut s'acharner ainsi sur vous et votre santé, même si cela vous semble injuste, l'esprit humain interprète la maladie comme une punition. L'inconscient, par conséquent, entretient cette punition en vous blessant davantage de par le regard critique que vous portez sur vous-même. Alors, pour rompre avec ce schéma destructeur, encouragez-vous. Valorisez-vous. La maladie ne vous ressemble pas. La maladie ne fait pas de vous l'être que vous êtes. Votre être intérieur, seule votre volonté est à même de le modeler.

Tout part et passe par votre mental.

Ensuite, faites-vous un premier sourire, puis un deuxième, puis un troisième, et ainsi de suite jusqu'au nombre dix. Vous verrez, au début, ils seront crispés, forcés, ressembleront même à des grimaces, peu importe ! Souriez-vous ! C'est le dixième sourire qui comptera le plus. Ce dixième sourire face au miroir reflètera une image positive à votre inconscient.

- au coucher, affirmez deux choses : la première, votre fierté de la journée. Quelque chose que vous avez pu accomplir alors que vous ne l'auriez pas cru, par exemple.
Et la deuxième, indiquez ce que vous avez le plus aimé / apprécié dans cette journée. Il y a forcément un échange, une expérience, un apprentissage, une rencontre, un sourire, une surprise, un moment qui vous a particulièrement touché aujourd'hui. Focalisez-vous dessus en fin de journée, afin de ne pas rester sur une note négative du quotidien pesant de la maladie.

Prenez en l'habitude. Vous pouvez le partager avec vos enfants, avec votre conjoint, avec un ami, ou juste avec vous-même. Faites-le à voix haute, et si vous appréciez l'idée de faire ce que l'on appelle un "feedback" d'ici quelques mois (c'est-à-dire un retour en arrière pour pouvoir juger de son avancée dans son propre développement personnel), n'hésitez surtout pas à investir dans un carnet de bord où vous glisserez chacune de ces annotations quotidiennes.

Aussi, il existe des techniques concrètes qui peuvent vous aider dans votre quotidien


Il y a des pratiques spécifiques qui peuvent vous soulager. Il faut, en général, pour celles-ci, faire appel à un thérapeute.

- L'hypnose

En dehors de l'aspect du mal a dit qu'il me semble toujours intéressant de décrypter lors d'un diagnostique médical, notamment à travers le livre de Jacques Martel sur le Dictionnaire des Maux, en dehors de la possibilité de comprendre la signification des souffrances auxquelles nous pouvons être confronté(e), l'hypnose peut également aider à mieux supporter les douleurs,  peut-être même d'ailleurs à mieux les appréhender.

Ainsi, il pourrait devenir plus aisé de prendre en considération le mal dans le but de l'accompagner et non plus dans l'état de se soumettre à la maladie qui dicte ses lois.

Le thérapeute peut vous enseigner des exercices d'auto-hypnose pour la gestion du sommeil, par exemple, ou de l'anxiété. Vous pouvez donc utiliser l'hypnose comme moyen de lâcher prise face aux problématiques des maladies rencontrées et subies, ce qui peut permettre de comprendre la maladie et de ne pas (plus !) être en éternel conflit avec elle. Cette thérapie a pour objectif d'apaiser un mental bien souvent torturé par ce qui lui arrive, que ce soit de manière consciente ou inconsciente, ce qui entraîne inévitablement crispation et donc souffrance(s) supplémentaire(s).
 
En image, je pourrais évoquer les douleurs de l'accouchement. Il vous sera déconseiller de lutter contre les contractions car plus vous lutterez, plus vous souffrirez.  Il est, en effet, préconisé d'accompagner les contractions, notamment par le biais de la respiration.
L'enjeu est identique à travers des méthodes comme l'hypnose.


- L'EFT et / ou l'EMDR

Lorsque l'on parle de maladie, pour ma part, je vois vraiment une cohabitation contrainte et forcée entre la personne concernée et le mal qui se diffuse en elle. Ce mal, qui va se distinguer sous toute une compilation de symptômes divers et variés, tente d'écraser la personne à qui il s'en prend, pour la dominer et la réduire à néant jusqu'au cas le plus échéant, le décès. C'est pourquoi l'idée de constamment tourner en rond au sujet de sa maladie alimente concrètement l'importance de ce mal et le conflit intérieur qui ronge.

Il est donc primordial de la prendre en considération pour parvenir à la dépasser émotionnellement.

L'EFT (en français, Technique de Libération Émotionnelle) et l'EMDR (en français, Désensibilisation et Retraitement par les Mouvements Oculaires) sont deux techniques de plus en plus pratiquées en France pour travailler les blocages émotionnels, aussi causés par la maladie. Et c'est par la pratique de ces techniques que vous allez les prendre en considération, et réussir à davantage intervenir sur les conséquences qu'elles engendrent dans votre quotidien.

La différence entre ces deux techniques c'est qu'avec l'EMDR vous êtes "dépendant(e)" du thérapeute puisque c'est par son intermédiaire que vous allez pouvoir réaliser la technique, tandis qu'avec l'EFT, il vous suffit que le thérapeute vous transmette la technique pour que vous puissiez la réaliser en totale autonomie. Cette technique s'appuie sur les méridiens énergétiques de la médecine chinoise traditionnelle, permettant de se focaliser sur la problématique rencontrée (la manière d'endurer les symptômes de la maladie, par exemple), et d'engager un changement par l'affirmation de la reconnaissance de ce problème puis de l'état d'esprit et l'approche que l'on désire dorénavant adopter.

Enfin, il y a toutes ces actions complémentaires à ces thérapies


Telles que l'art thérapie, qui permet d'accéder à des sentiments enfouis pour les extérioriser. Autre méthode assez similaire, vous pouvez vous dégoter une passion qui vous accapare l'esprit. Celle de la personne dont je vous parlais en début d'article et qui m'a évoqué ce sujet d'article s'est découvert une passion pour la création avec les livres.

En actions complémentaires, il y a également la consommation d'homéopathie ou de fleurs de Bach, en accord avec vos médecins, des séances d'acupuncture, de sophrologie ou encore d'ostéopathie fluidique qui pourraient vous être utiles. Tout simplement parce qu'elles vous permettront de vous faire du bien, de vous recharger, de prendre un temps pour vous qui vous paraisse constructif.

A travers ces actions complémentaires, entendez également des exercices de relaxation et de visualisation, notamment inspirés de la PNL (Programmation Neuro-Linguistique). Concernant la visualisation, elle peut s'avérer bénéfique notamment lorsqu'il y a des pics de douleurs physiques à surmonter, grâce à la visualisation d'un lieu appelé "refuge".

En définitive,


Il est évident que lors de maladie, peu importe laquelle dont il s'agisse,  les pressions physiques et psychologiques subies sont difficiles à supporter au quotidien. Pour certaines d'entre elles, le corps médical est tout aussi impuissant que le patient, et tâtonne dans sa prise en charge...

Mettre en pratique ces recommandations ne vous amènera pas à la guérison, c'est certain, et j'en suis sincèrement navrée. Cependant, cela pourrait être l'occasion d'un nouvel objectif à vous donner, qui vous stimulerait et vous donnerait l'envie d'aller de l'avant.

Les symptômes de la maladie sont le seul moyen de celle-ci d'attirer votre attention et vous réduire à son existence qui, souvent, ne se voit pas. Les suggestions que je vous apporte quant à votre manière de vous approcher de vous-même lors de difficultés médicales ont pour but de ne plus vous réduire à vos souffrances, mais à faire émerger ce que vous êtes avant tout : un être humain.

Prenez soin de vous